Œuvres disponibles

La collection exposée à la Galerie 55

La Galerie 55 présente une sélection d’œuvres actuellement exposées dans son espace bruxellois. Chaque pièce incarne une vision, une matière, une signature artistique. Peintures, photographies, promptographies et estampes de grands maîtres dialoguent avec le travail d’artistes contemporains aux univers singuliers.

Les œuvres visibles sur cette page sont proposées à la vente et peuvent être acquises directement auprès de la galerie. Pour toute information complémentaire, demande de prix ou accompagnement personnalisé, nous vous invitons à nous contacter par téléphone, par e-mail ou à venir nous rencontrer à la galerie.

Cette sélection en ligne ne reflète pas l’intégralité de notre collection.
De nombreuses œuvres supplémentaires sont disponibles sur place.

Nous vous accueillons pour une découverte privilégiée et un échange avec les galeristes, afin de vous accompagner dans le choix d’une œuvre qui saura trouver sa place dans votre intérieur ou votre collection.


Galerie 55

L’art pour tous – Spécialiste de l’estampe

📍 Rue Darwin 55, 1050 Bruxelles
📞 +32 (0)492 40 04 66
✉️ contact@galerie55.art

Entrée libre du jeudi au dimanche de 14h à 19h et sur rendez-vous.

La modernité en art

Introduction de la conférence « La modernité en art« 

Lorsque l’on parle de modernité en art, on pense souvent à une époque, à un style, ou à une succession de mouvements identifiés.
Mais la modernité n’est pas seulement une question de dates ou d’étiquettes.
Elle est avant tout une attitude : celle d’artistes qui, à un moment donné, ont refusé ce qui était considéré comme évident, acceptable ou établi.

Être moderne, ce n’est pas chercher la nouveauté pour la nouveauté.
C’est remettre en cause l’ordre existant, qu’il soit esthétique, social, culturel ou même moral.
L’histoire de l’art moderne est ainsi une histoire de réactions, de ruptures successives, parfois violentes, parfois subtiles, mais toujours conscientes.

L’exposition que nous vous présentons aujourd’hui s’inscrit dans cette idée simple :
la modernité n’est pas derrière nous, elle est un mouvement sans limite, qui transforme et renouvelle l’art. Elle se manifeste aujourd’hui notamment par de nouvelles pratiques mettant la technologie au service de l’art.

Les Impressionnistes : rompre avec l’art officiel

Au milieu du XIXᵉ siècle, l’art est dominé par des règles très strictes.
Les sujets sont hiérarchisés, la technique doit être invisible, la composition savante, le dessin impeccable.
L’art se juge dans les Salons officiels, sous le regard des académies. C’est le règne de ce que l’on a ironiquement appelé « l’art pompier » (pompeux, conformiste et théâtral)

Les Impressionnistes vont rompre avec cet ordre établi.
Ils peignent la vie quotidienne, les paysages ordinaires, les instants fugitifs, les loisirs, les cabarets, …
Ils travaillent en plein air, utilisent des touches visibles, privilégient la lumière et la sensation plutôt que la narration ou le sujet noble.

À l’époque, ces œuvres sont jugées inachevées, maladroites, parfois scandaleuses.
Pourtant, ce geste est fondamental : pour la première fois, des artistes revendiquent le droit de peindre le monde tel qu’ils le perçoivent, et non tel qu’on leur demande de le représenter.

La modernité commence ici : dans le refus des normes imposées.

L’Expressionnisme : exprimer plutôt que montrer

Quelques décennies plus tard, une nouvelle génération d’artistes, notamment en Allemagne, juge l’impressionnisme insuffisant.
Trop descriptif, trop lié à l’apparence du monde.

Les Expressionnistes vont plus loin :
ils ne cherchent plus à montrer ce qu’ils voient, mais ce qu’ils ressentent.
Les formes se déforment, les couleurs deviennent violentes, parfois agressives.
L’image n’est plus agréable, elle est chargée d’angoisse, de tension, de subjectivité.

Le monde n’est plus observé, il est traversé émotionnellement.
L’art devient un moyen d’exprimer l’inquiétude, la solitude, la peur ou la révolte face à une société en mutation rapide.

Ici encore, la modernité agit comme une réaction : contre l’objectivité, contre la simple perception, au profit de l’expérience intérieure

Dada : la modernité comme contestation radicale

Avec Dada, la rupture devient plus radicale encore.
Nous sommes au cœur de la Première Guerre mondiale.
Le monde s’est effondré, les valeurs bourgeoises et rationnelles ont conduit à une catastrophe sans précédent.

Dada ne cherche plus à embellir, ni même à exprimer :
il refuse le sens, se moque de l’art, provoque, choque, déconcerte.

L’œuvre peut être absurde, faite de hasard, de collages, de mots sans logique.
L’idée même d’art est remise en question.

Dada pose une question essentielle, toujours actuelle :
à quoi sert l’art dans un monde qui a perdu toute raison ?

Avec Dada, la modernité n’est plus seulement esthétique.
Elle devient politique, philosophique, critique.

Les surréalistes…

dont certains viennent du dadaïsme, essaient eux de traduire l’inconscient et les rêves, beaucoup du reste se réclame de Freud …

L’abstraction : se libérer de la représentation

Bien qu’issue de l’expressionnisme, via Wassily Kandinsky, une autre rupture majeure survient avec l’abstraction.
Pendant des siècles, l’art a été lié à la représentation du monde tel qu’on le voit ou le ressent ou le rêve.
Avec l’abstraction, ce lien disparaît.

La forme, la couleur, la ligne, la structure deviennent le sujet même de l’œuvre.
L’artiste ne représente plus quelque chose :
il construit un espace autonome, parfois spirituel, parfois rigoureux, parfois intuitif.

L’abstraction est souvent perçue comme difficile, voire hermétique.
Mais elle est avant tout un geste de liberté extrême :
celui de créer sans référence directe au réel.

C’est une modernité silencieuse, intérieure, mais profondément radicale.

Elle a pris au fil du temps des formes différentes, de l’expressionnisme abstrait de Pollock ou Rothko à la rigueur géométrique de Mondrian

Le Pop art en réaction à « l’intellectualisme » de l’expressionnisme abstrait

Faire de l’art avec les éléments de la vie courante : objets usuels et ménagers, publicité, billets de banque, etc ,,,

Le Street art, venu du graffiti

(Beaucoup des artistes de ce mouvement sont d’ancien graffeurs) utilise l’espace urbain pour dénoncer et provoquer (cf Banksy et Deaph) afin, un peu comme les Dadaïstes, de faire passer des messages philosophiques, politiques et critiques.

La modernité, processus sans limite et sans fin

Ce que ces mouvements ont en commun, ce n’est pas un style,
mais une dynamique de dépassement.

Chaque génération d’artistes se construit contre la précédente, contre ses règles, ses certitudes, ses limites.

La modernité n’est donc jamais figée.
Elle est un processus, une tension permanente entre héritage et remise en question.

Elle l’est d’autant moins que de nombreux artistes rompent avec les règles des différents mouvements artistiques pour suivre leur(s) propre(s) démarche(s) singulière(s) avec parfois leurs propres ruptures comme Picasso (de la période bleue au cubisme), Bacon ou encore Escher pour en citer certains présents dans cette exposition …

Aujourd’hui : nouvelles techniques, même question

Aujourd’hui, de nouvelles pratiques apparaissent.
L’intelligence artificielle, la promptographie, la sublimographie ouvrent des horizons inédits.

Ces outils interrogent à nouveau des questions anciennes :
Qu’est-ce qu’un artiste ?
Qu’est-ce qu’une œuvre originale ?
Quelle est la place de l’intention, du hasard, de la machine ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces pratiques ne rompent pas avec l’histoire de l’art.
Elles en prolongent la logique profonde.

Comme les Impressionnistes puis les expressionnistes, elles bousculent les règles.
Comme Dada, elles questionnent l’auteur et le sens.
Comme l’abstraction, elles déplacent le regard.

La modernité continue, simplement avec d’autres moyens.

Conclusion

La modernité n’est ni un style, ni une époque révolue.
Elle est une énergie, une capacité à questionner le monde, à refuser l’évidence, à inventer de nouveaux langages.

Cette exposition propose de regarder l’art non comme une succession de mouvements structurés avec leurs codes, mais comme une aventure humaine, faite de ruptures, de doutes et d’audaces.

Et peut-être est-ce là le rôle le plus profond de l’art moderne :
nous rappeler que rien n’est jamais définitivement acquis.

12-01-26 : La modernité en art

La modernité en art

La Galerie 55 vous invite à découvrir une exposition consacrée à la modernité dans le monde de l’art.

La modernité s’est manifestée dans les différents mouvements artistiques qui ont inventé des nouveaux langages visuels au travers d‘une rupture franche par rapport à leurs prédécesseurs …

A travers un parcours didactique, l’exposition met en dialogue, voire en confrontation, les différentes approches artistiques de l’art officiel des salons du XIXème siècle aux pratiques contemporaines technologiques du XXIème siècle …

Couleurs, formes, abstractions, collages, symboles expérimentaux visuels et nouvelles technologies s’y répondent, fidèles à l’esprit des grands mouvements de rupture qui ont marqué l’histoire de l’art.


Exposition du 12 février 2026 au 15 mars  2026

Durant plus d’un mois, la galerie vous invite à explorer un univers où figures emblématiques, contrastes chromatiques et icônes contemporaines dialoguent librement avec notre époque.


Conférence & vernissage

Jeudi 12 février, de 18h30 à 21h00

La modernité en art

📅 Conférence de 19h à 19h30 
Une courte conférence introductive viendra contextualiser la notion de modernité en art, de ses origines à ses prolongements actuels, suivie du vernissage de l’exposition.

Les artistes exposés seront présents : une occasion privilégiée d’échanger avec eux sur leur démarche et leur vision.

👉 Le contenu de la conférence sera disponible dans l’onglet “Conférence” du site en fin de soirée, le 12 février.


À découvrir durant l’exposition

Estampes de la collection permanente de la Galerie 55

Avec des œuvres emblématiques de : Wassily Kandinsky, Piet Mondrian, Frida Kahlo, …

Œuvres de Georges Troubat

Georges Troubat est un artiste peintre français né en 1951 (dans l’Allier), spécialisé dans la peinture abstraite géométrique et lyrique. Il a commencé à exposer jeune et a mené une carrière qui combine pratique artistique et engagement dans les grands salons d’art français (Salon des Artistes Français, Comparaisons, Art Capital, etc.). Il a également été administrateur du Conseil National Français des Arts Plastiques (CNFAP) et est impliqué dans plusieurs associations d’artistes reconnus.

👉 Facebook : GEORGES TROUBAT
👉 Instagram : GEORGES TROUBAT
👉 Website : GEORGES TROUBAT

Photographies, peintures et promptographies de Thierry Ragogna

Pour cette exposition dédiée à la modernité dans l’art, Thierry Ragogna présente trois œuvres qui revisitent les codes du mouvement en les reliant à des archétypes symboliques, à l’imaginaire contemporain et à une esthétique vibrante.

Ces œuvres s’inscrivent dans une réflexion sur la puissance des images et sur la manière dont la promptographie, l’hybridation visuelle et la photographie contemporaine peuvent renouveler l’esprit pop / surréaliste / décalé.

👉 Voir Présentation : THIERRY RAGOGNA


Pour des raisons liées aux droits d’auteur, nos œuvres ne peuvent pas être publiées individuellement ni en haute définition.
Nous proposons donc uniquement un aperçu d’ensemble de l’exposition.

Seules les œuvres d’artistes ayant donné leur accord peuvent être présentées de manière individuelle. Un copyright peut également être appliqué sur certaines photographies afin de respecter la propriété intellectuelle des auteurs et des artistes.

Conférence « Le Pop Art : quand l’art rencontre la vie »

Mesdames, Messieurs, chers amis de la Galerie 55,

Bonsoir et bienvenue pour ce vernissage consacré au Pop Art.

Je suis très heureux de vous accueillir aujourd’hui pour parcourir ensemble un mouvement qui, plus que tout autre au XXe siècle, a su capter l’énergie du monde moderne : un monde de publicités, de médias, de couleurs éclatantes, de vitesse, de stars, de slogans, mais aussi de doutes, de tensions et de contradictions.

Ce soir, nous allons voir comment le Pop Art est né, ce qu’il a apporté, et surtout comment les artistes que nous exposons — Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Tom Wesselmann et David Hockney — ont chacun transformé ce courant en un langage personnel, reconnaissable entre tous.

En résonnance à ces œuvres, nous sommes heureux de présenter les oeuvres de deux artistes contemporains : Thierry Ragogna et Bers Grandsinge que je présenterai plus avant tout à l’heure..

  1. Le Pop Art : naissance d’une révolution visuelle

Pour comprendre le Pop Art, il faut d’abord imaginer l’Amérique et la Grande-Bretagne des années 1950.

Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis connaissent une croissance économique spectaculaire. La société de consommation s’installe : les supermarchés se multiplient, les objets industriels envahissent les foyers, la publicité se colore, la télévision entre dans les salons. La modernité n’est plus une abstraction : elle devient le cadre de vie quotidien.

Parallèlement, les images se mettent à circuler partout : dans les journaux, les magazines, les affiches, les panneaux publicitaires, les écrans. La société entière devient une sorte de gigantesque décor d’images.

Le Pop Art naît précisément de ce choc : le choc entre l’héritage de l’art « classique » ou « abstrait », et ce nouveau monde saturé d’images et de produits de consommation.

Les artistes Pop vont répondre à cette situation non pas en se retirant dans un univers purement intérieur, mais au contraire en plongeant dans cette culture populaire pour en faire la matière même de leur art.

  1. L’Angleterre comme laboratoire : l’Independent Group

Curieusement, l’histoire ne commence pas à New York mais à Londres, au début des années 1950. Un groupe d’artistes, de critiques et d’architectes — l’Independent Group — se réunit à l’Institute of Contemporary Arts. Ils s’intéressent à ce que beaucoup considèrent alors comme de la « sous-culture » : les comics américains, les gadgets, les films hollywoodiens, la publicité, le design des objets ménagers.

En 1956, Richard Hamilton réalise un collage devenu célèbre : « Just what is it that makes today’s homes so different, so appealing? ». On y voit un intérieur moderne rempli d’objets du quotidien, d’images publicitaires, de corps idéalisés. Cette œuvre est souvent considérée comme l’une des premières manifestations du Pop Art.

Avec ce geste, Hamilton annonce les thèmes du mouvement : les objets de consommation, les stars, la publicité, l’humour, la critique sociale, le mélange du trivial et du symbolique. L’Angleterre joue ainsi le rôle de laboratoire théorique et visuel du Pop Art.

  1. New York : le Pop Art devient un mouvement majeur

À la fin des années 1950, New York est déjà la capitale mondiale de l’art, dominée par l’expressionnisme abstrait (Pollock, Rothko, de Kooning). Cet art est lyrique, gestuel, introspectif. Le Pop Art va justement naître en réaction à cette approche.

Les artistes Pop rejettent le mythe de l’artiste héroïque, seul face à la toile, exprimant ses tourments intérieurs. Ils s’intéressent plutôt aux images produites par la société moderne : photographies de presse, affiches, bandes dessinées, logos, emballages. Ils veulent un art qui parle de la vie réelle telle qu’elle est médiatisée, filtrée par la publicité et la télévision.

New York devient alors le centre du Pop Art américain

  1. Les principes esthétiques du Pop Art

Les 5 grands principes du Pop Art.

  1.  L’appropriation des images préexistantes

Le Pop Art ne part pas de zéro. Il reprend des images préexistantes : photographies de magazines, dessins de bandes dessinées, logos, affiches, portraits de célébrités. L’artiste Pop ne cherche plus seulement à inventer une image « pure », il choisit, prélève, isole, agrandit, recadre et transforme des images déjà présentes dans la culture visuelle.

  1. b) La répétition et la sérialité

Les artistes Pop utilisent volontiers la répétition : un même motif décliné en série, avec des variations de couleurs, de cadrage, de contraste. La sérialité reflète le monde industriel, où les objets sont produits en grande quantité.

  1. c) La couleur éclatante et l’aplat

Le Pop Art se caractérise par des couleurs vives, franches, souvent posées en aplats : peu de dégradés, peu d’ombres, mais des contrastes nets. C’est une couleur qui vient de l’imprimerie commerciale et de l’affiche publicitaire, pensée pour attirer le regard immédiatement

  1. d) Le détournement et le déplacement

Un objet banal peut devenir œuvre d’art : une boîte de conserve, un paquet de cigarettes, une image de pin-up, une case de bande dessinée. En changeant d’échelle, de contexte, de support, l’objet change de statut. Le Pop Art nous oblige ainsi à regarder autrement ce que nous pensions connaître.

  1. e) L’humour et la distance critique

Le Pop Art est souvent drôle, ironique, léger en apparence. Mais cet humour cache une réflexion critique : sur la consommation, la standardisation, l’aliénation par les médias. Le mouvement oscille sans cesse entre la célébration joyeuse de la culture populaire et sa mise à distance.

  1. Le Pop Art comme miroir social

Au-delà de son style visuel, le Pop Art est un miroir tendu à la société moderne. Il interroge le statut de l’image dans un monde où tout passe par l’image. Il montre comment les objets industriels deviennent les nouveaux symboles de notre époque.

Ce qui rend le Pop Art particulièrement actuel, c’est qu’il annonçait déjà notre monde numérique: un monde d’images démultipliées, de célébrités instantanées, de marques omniprésentes.

  1. Les artistes exposés

  • Andy Warhol : le pape du Pop Art

Warhol comprend très tôt que les célébrités, les marques et les produits de consommation sont les nouveaux mythes de la société américaine.

La technique de la sérigraphie, qu’il adopte massivement, lui permet de travailler comme une « machine » : il peut reproduire une image à l’infini, changer les couleurs, jouer sur les accidents d’impression. L’original n’a plus vraiment de sens : ce qui compte, c’est la série, la variation, la production en masse.

  • Roy Lichtenstein : quand la bande dessinée devient art majeur

Lichtenstein a l’audace de puiser directement dans les bandes dessinées populaires : vignettes, héroïnes dramatiques, scènes de guerre, onomatopées spectaculaires. Il agrandit ces images à une échelle monumentale et les retravaille soigneusement, tout en conservant l’illusion du dessin « industriel ».

Son signe distinctif, ce sont les fameux Benday dots : ces points colorés utilisés dans l’impression commerciale pour créer des aplats et des dégradés. En les agrandissant, Lichtenstein révèle au grand jour le « grain » de l’impression, la trame mécanique cachée derrière les images lisses des magazines.

  • Keith Haring : le Pop Art comme langage universel

Avec Keith Haring, le Pop Art descend dans la rue. Haring commence en dessinant à la craie sur les panneaux publicitaires inoccupés du métro new-yorkais. Il invente très vite un vocabulaire graphique immédiatement reconnaissable : bébés rayonnants, chiens aboyeurs, corps en mouvement, silhouettes dansantes.

  • Jean-Michel Basquiat : le Pop Art viscéral

Basquiat vient de la rue et du graffiti. Il mélange dans ses œuvres la culture noire américaine, le jazz, le rap naissant, l’histoire de l’art, l’anatomie, les mathématiques, les mots et les symboles. Ses toiles et ses dessins sont traversés de couronnes, de crânes, de figures déconstruites, de phrases griffonnées.

Là où Warhol garde souvent une distance froide, Basquiat injecte une intensité émotionnelle, une urgence presque douloureuse. Son art est un cri, un autoportrait éclaté, une manière de revendiquer une place dans une société marquée par les tensions raciales et sociales.

  • Tom Wesselmann : la sensualité moderne

Tom Wesselmann aborde le Pop Art par un autre chemin : celui de la sensualité et des thèmes classiques de la peinture. Il revisite le nu, la nature morte, les intérieurs, mais avec le langage visuel de la publicité et du design.

  • David Hockney : la couleur comme joie

David Hockney, bien que souvent rangé dans une catégorie à part, est l’une des figures qui ont donné au Pop Art une dimension plus intime et plus lumineuse.

Britannique installé en Californie, Hockney s’empare de motifs devenus emblématiques : paysages, piscines, jardins, intérieurs modernes, portraits d’amis. Ses œuvres sont marquées par une grande clarté de composition, une ligne fluide et une couleur limpide.

Nos artistes Contemporains :

 

  • Thierry Ragogna : artiste résident de la galerie Peintre et photographe, Thierry, à travers sa maîtrise impressionnante de la promptographie nous transporte dans un autre monde qui mêle réalisme et fiction tout en respectant les codes du mouvement artistique objet de l’exposition en cours comme il l’avait déjà fait magnifiquement pour l’exposition sur le surréalisme…
  • Bers Grandsinge : peintre belge né au Congo, qui a eu le privilège de fréquenter Basquiat à New York, nous transporte dans un monde  dont les couleurs et les traits nous interpellent.  …
  1. Conclusion

Pourquoi le Pop Art nous parle-t-il encore autant aujourd’hui ?

Parce que nous vivons plus que jamais dans un univers d’images : celles des réseaux sociaux, de la publicité numérique, des écrans omniprésents. Ce que les artistes Pop avaient pressenti — la célébrité éphémère, la circulation infinie des images, la confusion entre le réel et sa représentation — est devenu notre quotidien.

Je vous invite maintenant à découvrir les œuvres, à vous laisser happer par les couleurs, les lignes, les figures, et à laisser vos propres questions émerger.

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une très belle soirée au sein de la Galerie.

L’empreinte du rêve : Surréalisme

Le surréalisme dans les arts graphiques et la photographie

1. Introduction – Le rêve dans l’art

Mesdames, Messieurs, bonjour et bienvenue.

Je suis heureux de vous accueillir aujourd’hui pour cette plongée dans un des mouvements artistiques les plus mystérieux, les plus audacieux, les plus libres aussi : le surréalisme.
Ce mouvement est une véritable révolution qui a bouleversé notre manière de voir, de penser et de représenter le monde — en s’éloignant du réel… pour mieux le comprendre à travers le rêve, l’inconscient, l’imaginaire.

Ce que vous allez découvrir dans cette exposition, ce ne sont pas seulement des estampes magnifiques, techniquement maîtrisées, signées de grands Maîtres et les extraordinaires photographies de Thierry Ragogna, ce sont des fragments d’un monde intérieur, des visions venues de l’inconscient, parfois poétiques, parfois troublantes — mais toujours puissantes.

Le surréalisme a profondément marqué le XXème siècle, mais son empreinte est toujours vivante dans la photographie ainsi que dans la peinture sud-américaine contemporaines.

2. Le surréalisme : libérer l’invisible

Le surréalisme naît officiellement en 1924, avec la publication du Manifeste du surréalisme par André Breton, même si dès 1917 Guillaume Apollinaire a utilisé le terme pour décrire son drame « les mamelles de Tirésias » comme « une expérience artistique transcendant le réel »
La Première Guerre mondiale a laissé l’Europe désorientée, dévastée.
En réaction à l’absurdité du monde, un groupe de poètes, artistes, penseurs refuse la logique, le rationnel, les conventions.

Ils font suite de manière très différente au Dadaïsme qui cherchait à dépouiller l’art et la littérature de tout romantisme et lyrisme

Les surréalistes vont puiser ailleurs : dans les rêves, dans le hasard, dans l’inconscient freudien.
Ils veulent créer sans filtre, en laissant venir les images, les mots, les formes — comme on laisse venir un rêve.

Le surréalisme ne cherche donc ni la beauté, ni la vérité objective. Il cherche la « libération totale de l’esprit », l’art étant perçu comme un « cri de l’esprit’

3. Le surréalisme en arts graphiques et en photoographie: un terrain d’expérimentation

Contrairement à ce que l’on pense parfois, le surréalisme ne se limite pas à la peinture ou à la poésie.
Les arts graphiques — dessin, gravure, lithographie —  et la photographie sont au cœur de cette aventure. Pourquoi ?

Parce que ces techniques permettent la spontanéité : le trait libre, l’automatisme, le surgissement d’images étranges.
Parce qu’elles favorisent aussi la multiplication, la diffusion des œuvres — un idéal collectif cher aux surréalistes.

Voici les auteurs des œuvres surréalistes que vous retrouverez dans cette exposition :

Max Ernst : Inventeur de techniques inédites comme le frottage (grattage d’une surface pour faire apparaître des formes). Il crée des mondes absurdes, hybrides, pleins de figures impossibles à la frontière enter poésie visuelle et archéologie mentale.

Joan Miró : Il mêle dessin, poésie, signes, formes flottantes… Ses estampes nous parlent une langue qu’on ne connaît pas encore, mais qu’on ressent profondément.

Salvador Dalí : Maître de l’hyperréalisme délirant et halluciné. Il utilise la précision académique parfaitement maîtrisée pour représenter l’impossible, le fantastique, l’ambigu qui défient la logique.

René Magritte : Avec ses paradoxes visuels, ses images à double sens et ses légendes mystérieuses, il déjoue notre logique. Une pipe, ce n’est pas une pipe. Une pierre flotte dans le ciel. Le réel est un piège à idées.

Man Ray : Photographe et artiste dada‑surréaliste, il révolutionne l’image avec la solarisation et ses « rayographies » (photogrammes sans appareil), où des objets ordinaires deviennent visions mentales. C’était aussi un peintre de talent comme on peut le voir dans cette exposition ..

Entre érotisme, jeu et hasard, ses objets‑poèmes, films, peintures et estampes interrogent le regard et détournent le réel.

André Masson : Figure majeure de l’automatisme, il laisse l’inconscient guider le geste (dessin automatique, sable collé) pour faire surgir formes biomorphiques, violence, désir et mythes.

Sa liberté du tracé ouvre la voie à l’abstraction gestuelle d’après‑guerre.

Thierry Ragogna : Photographe belge contemporain, il explore des atmosphères ambivalentes, des mondes flottants entre le rêve et le réel où la lumière, les couleurs dominantes, les textures deviennent des langages symboliques. L’émotion y surgit d’un déséquilibre maîtrisé, d’un détail troublant, d’une narration visuelle énigmatique.

4. Deux regards parallèles : De Chirico et CoBrA

Giorgio de Chirico
Avant même le surréalisme, dès 1910, De Chirico peint des places vides, statues figées, ombres longues et inquiétantes.
Ce sont des paysages du rêve, des scènes où le temps semble suspendu.

Les surréalistes l’adorent — au début. Mais dès les années 1920, De Chirico revient à un style plus classique.
Il refuse de suivre le groupe, et les surréalistes le rejettent.

Pourtant, on peut dire qu’il est l’un des pères fondateurs du surréalisme, même s’il n’en fait pas partie.

Le mouvement CoBrA
Après la Seconde Guerre mondiale, un autre courant naît : CoBrA (Copenhague – Bruxelles – Amsterdam).

Ici, l’inspiration n’est pas Freud, mais l’enfance, l’instinct, la révolte.
Les artistes CoBrA, comme Pierre Alechinsky, Karel Appel, Dotremont, peignent avec énergie, improvisation, presque sauvagement.

Ils partagent avec les surréalistes le goût de l’automatisme, du refus des normes.
Mais leur approche est plus corporelle, plus immédiate, presque joyeusement chaotique.

Dans cette exposition, vous verrez des estampes d’Alechinsky et de Corneille, regardez bien : l’esprit de liberté y est total. Ce n’est plus un rêve figé, c’est une écriture vivante

5. Conclusion – Voir autrement

En sortant de cette conférence, et en visitant l’exposition, je vous invite à regarder sans chercher à comprendre tout de suite.
Les estampes et photographies surréalistes ne racontent pas des histoires, elles évoquent, suggèrent, troublent.

Elles nous invitent à poser un autre regard sur le monde — plus libre, plus étrange, plus intérieur.

Je terminerai avec cette phrase de Magritte :
« Le surréalisme, c’est la mise en question du monde visible. »

Merci de votre attention, et bonne visite parmi les songes imprimés.

Thierry RAGOGNA – Artiste

Artiste résident Galerie 55 avec espace dédié dans la galerie

Thierry Ragogna

Artiste photographe et peintre

Né à Charleroi (Belgique) le 12 octobre 1972, d’origine italienne et portant le nom d’une ville transalpine, Thierry Ragogna incarne une double culture qui marque profondément son regard et sa sensibilité. Entre rigueur et impressibilité latine, ses œuvres oscillent entre structure et émotion, symbole et instinct.

Ses œuvres ont été présentées dans différents contextes :
🔸 Galeries : Voir & Être Vu, Heart2Gallery, Studio 33 (avec Alfredo Longo)
🔸 Salons et foires artistiques : notamment dans le nord de la France et au Luxembourg
🔸 Espaces culturels et alternatifs : restaurants, cafés, église, salons de coiffure ou encore parcours d’artistes — autant de lieux où ses images entrent en résonance avec le quotidien
🔸 Photographie ancienne : participation à des expositions collectives au sein du collectif Les Pictos à Rixensart, et avec le groupe Déclencheur, dédié à la passion photographique.

Chaque exposition est pour lui une rencontre : entre une œuvre, un espace et un regard.
Qu’il s’agisse d’une galerie ou d’un lieu du quotidien, l’essentiel demeure l’impact visuel et émotionnel, la manière dont l’image habite et transforme celui qui la regarde.

Son approche de l’image est avant tout humaniste et symbolique : il la conçoit comme un langage de dialogue entre le conscient et l’inconscient, entre le visible et l’invisible.

Son univers visuel s’exprime à travers la photographie, l’art numérique, la peinture expressive et la promptographie, autant de médiums lui permettant d’explorer les résonances émotionnelles et psychologiques de la forme et de la couleur.

Dans chacune de ses compositions, l’esthétique devient une écriture sensible : jeux d’analogies, équilibres chromatiques, tensions visuelles et symbolisme des formes.

Chez Thierry Ragogna, la création est à la fois analyse et poésie — un pont entre art et communication, où chaque image parle comme un mot, respire comme une émotion et relie l’imaginaire au réel.

📷 Pour découvrir son univers :
🌐 Site web | THIERRY RAGOGNA
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Galerie 55

L’art pour tous – Spécialiste de l’estampe

📍 Rue Darwin 55, 1050 Bruxelles
📞 +32 (0)492 40 04 66

ENTREE LIBRE du jeudi au dimanche de 14h à 19h et sur rendez-vous.

    Ils ont exposé dans la Galerie 55

    Nous sommes fiers d’avoir offert à des artistes contemporains de talent une plateforme pour se faire connaître ou d’avoir contribué au développement de leur reconnaissance sur le marché de l’art.

    C’est ainsi que de 2017 à 2023, nous avons exposé plus d’une trentaine d’artistes dont:

    Daniel Marteau, Elisabeth Cibot, Damien Ferré, Fabien Godfrinne, Jacques Rawsky, Sophie Legrand, José Mangano, Christiane Rückert, Dolores Bordon, Fredcot, Anne Carleer, Marion Hy, Axel Dumont, Chantal Sallustin.

    Galerie 55
    Œuvre originale en papier mâché de Daniel Marteau présentée lors de la première exposition de la galerie. Une version en Bronze se trouve au musée de la piscine à Roubaix

     

    Petit mobilier

    Les estampes constituent sans conteste l’ADN de la Galerie 55 , néanmoins on y trouve également des sièges de grands designers :
    Ludwig Mies van der Rohe, Karl Friedrich Forster, Philippe Starck, …. Mais aussi des petites tables et des créations modernes du design italien.