Conférence « Le Pop Art : quand l’art rencontre la vie »

Mesdames, Messieurs, chers amis de la Galerie 55,

Bonsoir et bienvenue pour ce vernissage consacré au Pop Art.

Je suis très heureux de vous accueillir aujourd’hui pour parcourir ensemble un mouvement qui, plus que tout autre au XXe siècle, a su capter l’énergie du monde moderne : un monde de publicités, de médias, de couleurs éclatantes, de vitesse, de stars, de slogans, mais aussi de doutes, de tensions et de contradictions.

Ce soir, nous allons voir comment le Pop Art est né, ce qu’il a apporté, et surtout comment les artistes que nous exposons — Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Tom Wesselmann et David Hockney — ont chacun transformé ce courant en un langage personnel, reconnaissable entre tous.

En résonnance à ces œuvres, nous sommes heureux de présenter les oeuvres de deux artistes contemporains : Thierry Ragogna et Bers Grandsinge que je présenterai plus avant tout à l’heure..

  1. Le Pop Art : naissance d’une révolution visuelle

Pour comprendre le Pop Art, il faut d’abord imaginer l’Amérique et la Grande-Bretagne des années 1950.

Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis connaissent une croissance économique spectaculaire. La société de consommation s’installe : les supermarchés se multiplient, les objets industriels envahissent les foyers, la publicité se colore, la télévision entre dans les salons. La modernité n’est plus une abstraction : elle devient le cadre de vie quotidien.

Parallèlement, les images se mettent à circuler partout : dans les journaux, les magazines, les affiches, les panneaux publicitaires, les écrans. La société entière devient une sorte de gigantesque décor d’images.

Le Pop Art naît précisément de ce choc : le choc entre l’héritage de l’art « classique » ou « abstrait », et ce nouveau monde saturé d’images et de produits de consommation.

Les artistes Pop vont répondre à cette situation non pas en se retirant dans un univers purement intérieur, mais au contraire en plongeant dans cette culture populaire pour en faire la matière même de leur art.

  1. L’Angleterre comme laboratoire : l’Independent Group

Curieusement, l’histoire ne commence pas à New York mais à Londres, au début des années 1950. Un groupe d’artistes, de critiques et d’architectes — l’Independent Group — se réunit à l’Institute of Contemporary Arts. Ils s’intéressent à ce que beaucoup considèrent alors comme de la « sous-culture » : les comics américains, les gadgets, les films hollywoodiens, la publicité, le design des objets ménagers.

En 1956, Richard Hamilton réalise un collage devenu célèbre : « Just what is it that makes today’s homes so different, so appealing? ». On y voit un intérieur moderne rempli d’objets du quotidien, d’images publicitaires, de corps idéalisés. Cette œuvre est souvent considérée comme l’une des premières manifestations du Pop Art.

Avec ce geste, Hamilton annonce les thèmes du mouvement : les objets de consommation, les stars, la publicité, l’humour, la critique sociale, le mélange du trivial et du symbolique. L’Angleterre joue ainsi le rôle de laboratoire théorique et visuel du Pop Art.

  1. New York : le Pop Art devient un mouvement majeur

À la fin des années 1950, New York est déjà la capitale mondiale de l’art, dominée par l’expressionnisme abstrait (Pollock, Rothko, de Kooning). Cet art est lyrique, gestuel, introspectif. Le Pop Art va justement naître en réaction à cette approche.

Les artistes Pop rejettent le mythe de l’artiste héroïque, seul face à la toile, exprimant ses tourments intérieurs. Ils s’intéressent plutôt aux images produites par la société moderne : photographies de presse, affiches, bandes dessinées, logos, emballages. Ils veulent un art qui parle de la vie réelle telle qu’elle est médiatisée, filtrée par la publicité et la télévision.

New York devient alors le centre du Pop Art américain

  1. Les principes esthétiques du Pop Art

Les 5 grands principes du Pop Art.

  1.  L’appropriation des images préexistantes

Le Pop Art ne part pas de zéro. Il reprend des images préexistantes : photographies de magazines, dessins de bandes dessinées, logos, affiches, portraits de célébrités. L’artiste Pop ne cherche plus seulement à inventer une image « pure », il choisit, prélève, isole, agrandit, recadre et transforme des images déjà présentes dans la culture visuelle.

  1. b) La répétition et la sérialité

Les artistes Pop utilisent volontiers la répétition : un même motif décliné en série, avec des variations de couleurs, de cadrage, de contraste. La sérialité reflète le monde industriel, où les objets sont produits en grande quantité.

  1. c) La couleur éclatante et l’aplat

Le Pop Art se caractérise par des couleurs vives, franches, souvent posées en aplats : peu de dégradés, peu d’ombres, mais des contrastes nets. C’est une couleur qui vient de l’imprimerie commerciale et de l’affiche publicitaire, pensée pour attirer le regard immédiatement

  1. d) Le détournement et le déplacement

Un objet banal peut devenir œuvre d’art : une boîte de conserve, un paquet de cigarettes, une image de pin-up, une case de bande dessinée. En changeant d’échelle, de contexte, de support, l’objet change de statut. Le Pop Art nous oblige ainsi à regarder autrement ce que nous pensions connaître.

  1. e) L’humour et la distance critique

Le Pop Art est souvent drôle, ironique, léger en apparence. Mais cet humour cache une réflexion critique : sur la consommation, la standardisation, l’aliénation par les médias. Le mouvement oscille sans cesse entre la célébration joyeuse de la culture populaire et sa mise à distance.

  1. Le Pop Art comme miroir social

Au-delà de son style visuel, le Pop Art est un miroir tendu à la société moderne. Il interroge le statut de l’image dans un monde où tout passe par l’image. Il montre comment les objets industriels deviennent les nouveaux symboles de notre époque.

Ce qui rend le Pop Art particulièrement actuel, c’est qu’il annonçait déjà notre monde numérique: un monde d’images démultipliées, de célébrités instantanées, de marques omniprésentes.

  1. Les artistes exposés

  • Andy Warhol : le pape du Pop Art

Warhol comprend très tôt que les célébrités, les marques et les produits de consommation sont les nouveaux mythes de la société américaine.

La technique de la sérigraphie, qu’il adopte massivement, lui permet de travailler comme une « machine » : il peut reproduire une image à l’infini, changer les couleurs, jouer sur les accidents d’impression. L’original n’a plus vraiment de sens : ce qui compte, c’est la série, la variation, la production en masse.

  • Roy Lichtenstein : quand la bande dessinée devient art majeur

Lichtenstein a l’audace de puiser directement dans les bandes dessinées populaires : vignettes, héroïnes dramatiques, scènes de guerre, onomatopées spectaculaires. Il agrandit ces images à une échelle monumentale et les retravaille soigneusement, tout en conservant l’illusion du dessin « industriel ».

Son signe distinctif, ce sont les fameux Benday dots : ces points colorés utilisés dans l’impression commerciale pour créer des aplats et des dégradés. En les agrandissant, Lichtenstein révèle au grand jour le « grain » de l’impression, la trame mécanique cachée derrière les images lisses des magazines.

  • Keith Haring : le Pop Art comme langage universel

Avec Keith Haring, le Pop Art descend dans la rue. Haring commence en dessinant à la craie sur les panneaux publicitaires inoccupés du métro new-yorkais. Il invente très vite un vocabulaire graphique immédiatement reconnaissable : bébés rayonnants, chiens aboyeurs, corps en mouvement, silhouettes dansantes.

  • Jean-Michel Basquiat : le Pop Art viscéral

Basquiat vient de la rue et du graffiti. Il mélange dans ses œuvres la culture noire américaine, le jazz, le rap naissant, l’histoire de l’art, l’anatomie, les mathématiques, les mots et les symboles. Ses toiles et ses dessins sont traversés de couronnes, de crânes, de figures déconstruites, de phrases griffonnées.

Là où Warhol garde souvent une distance froide, Basquiat injecte une intensité émotionnelle, une urgence presque douloureuse. Son art est un cri, un autoportrait éclaté, une manière de revendiquer une place dans une société marquée par les tensions raciales et sociales.

  • Tom Wesselmann : la sensualité moderne

Tom Wesselmann aborde le Pop Art par un autre chemin : celui de la sensualité et des thèmes classiques de la peinture. Il revisite le nu, la nature morte, les intérieurs, mais avec le langage visuel de la publicité et du design.

  • David Hockney : la couleur comme joie

David Hockney, bien que souvent rangé dans une catégorie à part, est l’une des figures qui ont donné au Pop Art une dimension plus intime et plus lumineuse.

Britannique installé en Californie, Hockney s’empare de motifs devenus emblématiques : paysages, piscines, jardins, intérieurs modernes, portraits d’amis. Ses œuvres sont marquées par une grande clarté de composition, une ligne fluide et une couleur limpide.

Nos artistes Contemporains :

 

  • Thierry Ragogna : artiste résident de la galerie Peintre et photographe, Thierry, à travers sa maîtrise impressionnante de la promptographie nous transporte dans un autre monde qui mêle réalisme et fiction tout en respectant les codes du mouvement artistique objet de l’exposition en cours comme il l’avait déjà fait magnifiquement pour l’exposition sur le surréalisme…
  • Bers Grandsinge : peintre belge né au Congo, qui a eu le privilège de fréquenter Basquiat à New York, nous transporte dans un monde  dont les couleurs et les traits nous interpellent.  …
  1. Conclusion

Pourquoi le Pop Art nous parle-t-il encore autant aujourd’hui ?

Parce que nous vivons plus que jamais dans un univers d’images : celles des réseaux sociaux, de la publicité numérique, des écrans omniprésents. Ce que les artistes Pop avaient pressenti — la célébrité éphémère, la circulation infinie des images, la confusion entre le réel et sa représentation — est devenu notre quotidien.

Je vous invite maintenant à découvrir les œuvres, à vous laisser happer par les couleurs, les lignes, les figures, et à laisser vos propres questions émerger.

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une très belle soirée au sein de la Galerie.

L’empreinte du rêve : Surréalisme

Le surréalisme dans les arts graphiques et la photographie

1. Introduction – Le rêve dans l’art

Mesdames, Messieurs, bonjour et bienvenue.

Je suis heureux de vous accueillir aujourd’hui pour cette plongée dans un des mouvements artistiques les plus mystérieux, les plus audacieux, les plus libres aussi : le surréalisme.
Ce mouvement est une véritable révolution qui a bouleversé notre manière de voir, de penser et de représenter le monde — en s’éloignant du réel… pour mieux le comprendre à travers le rêve, l’inconscient, l’imaginaire.

Ce que vous allez découvrir dans cette exposition, ce ne sont pas seulement des estampes magnifiques, techniquement maîtrisées, signées de grands Maîtres et les extraordinaires photographies de Thierry Ragogna, ce sont des fragments d’un monde intérieur, des visions venues de l’inconscient, parfois poétiques, parfois troublantes — mais toujours puissantes.

Le surréalisme a profondément marqué le XXème siècle, mais son empreinte est toujours vivante dans la photographie ainsi que dans la peinture sud-américaine contemporaines.

2. Le surréalisme : libérer l’invisible

Le surréalisme naît officiellement en 1924, avec la publication du Manifeste du surréalisme par André Breton, même si dès 1917 Guillaume Apollinaire a utilisé le terme pour décrire son drame « les mamelles de Tirésias » comme « une expérience artistique transcendant le réel »
La Première Guerre mondiale a laissé l’Europe désorientée, dévastée.
En réaction à l’absurdité du monde, un groupe de poètes, artistes, penseurs refuse la logique, le rationnel, les conventions.

Ils font suite de manière très différente au Dadaïsme qui cherchait à dépouiller l’art et la littérature de tout romantisme et lyrisme

Les surréalistes vont puiser ailleurs : dans les rêves, dans le hasard, dans l’inconscient freudien.
Ils veulent créer sans filtre, en laissant venir les images, les mots, les formes — comme on laisse venir un rêve.

Le surréalisme ne cherche donc ni la beauté, ni la vérité objective. Il cherche la « libération totale de l’esprit », l’art étant perçu comme un « cri de l’esprit’

3. Le surréalisme en arts graphiques et en photoographie: un terrain d’expérimentation

Contrairement à ce que l’on pense parfois, le surréalisme ne se limite pas à la peinture ou à la poésie.
Les arts graphiques — dessin, gravure, lithographie —  et la photographie sont au cœur de cette aventure. Pourquoi ?

Parce que ces techniques permettent la spontanéité : le trait libre, l’automatisme, le surgissement d’images étranges.
Parce qu’elles favorisent aussi la multiplication, la diffusion des œuvres — un idéal collectif cher aux surréalistes.

Voici les auteurs des œuvres surréalistes que vous retrouverez dans cette exposition :

Max Ernst : Inventeur de techniques inédites comme le frottage (grattage d’une surface pour faire apparaître des formes). Il crée des mondes absurdes, hybrides, pleins de figures impossibles à la frontière enter poésie visuelle et archéologie mentale.

Joan Miró : Il mêle dessin, poésie, signes, formes flottantes… Ses estampes nous parlent une langue qu’on ne connaît pas encore, mais qu’on ressent profondément.

Salvador Dalí : Maître de l’hyperréalisme délirant et halluciné. Il utilise la précision académique parfaitement maîtrisée pour représenter l’impossible, le fantastique, l’ambigu qui défient la logique.

René Magritte : Avec ses paradoxes visuels, ses images à double sens et ses légendes mystérieuses, il déjoue notre logique. Une pipe, ce n’est pas une pipe. Une pierre flotte dans le ciel. Le réel est un piège à idées.

Man Ray : Photographe et artiste dada‑surréaliste, il révolutionne l’image avec la solarisation et ses « rayographies » (photogrammes sans appareil), où des objets ordinaires deviennent visions mentales. C’était aussi un peintre de talent comme on peut le voir dans cette exposition ..

Entre érotisme, jeu et hasard, ses objets‑poèmes, films, peintures et estampes interrogent le regard et détournent le réel.

André Masson : Figure majeure de l’automatisme, il laisse l’inconscient guider le geste (dessin automatique, sable collé) pour faire surgir formes biomorphiques, violence, désir et mythes.

Sa liberté du tracé ouvre la voie à l’abstraction gestuelle d’après‑guerre.

Thierry Ragogna : Photographe belge contemporain, il explore des atmosphères ambivalentes, des mondes flottants entre le rêve et le réel où la lumière, les couleurs dominantes, les textures deviennent des langages symboliques. L’émotion y surgit d’un déséquilibre maîtrisé, d’un détail troublant, d’une narration visuelle énigmatique.

4. Deux regards parallèles : De Chirico et CoBrA

Giorgio de Chirico
Avant même le surréalisme, dès 1910, De Chirico peint des places vides, statues figées, ombres longues et inquiétantes.
Ce sont des paysages du rêve, des scènes où le temps semble suspendu.

Les surréalistes l’adorent — au début. Mais dès les années 1920, De Chirico revient à un style plus classique.
Il refuse de suivre le groupe, et les surréalistes le rejettent.

Pourtant, on peut dire qu’il est l’un des pères fondateurs du surréalisme, même s’il n’en fait pas partie.

Le mouvement CoBrA
Après la Seconde Guerre mondiale, un autre courant naît : CoBrA (Copenhague – Bruxelles – Amsterdam).

Ici, l’inspiration n’est pas Freud, mais l’enfance, l’instinct, la révolte.
Les artistes CoBrA, comme Pierre Alechinsky, Karel Appel, Dotremont, peignent avec énergie, improvisation, presque sauvagement.

Ils partagent avec les surréalistes le goût de l’automatisme, du refus des normes.
Mais leur approche est plus corporelle, plus immédiate, presque joyeusement chaotique.

Dans cette exposition, vous verrez des estampes d’Alechinsky et de Corneille, regardez bien : l’esprit de liberté y est total. Ce n’est plus un rêve figé, c’est une écriture vivante

5. Conclusion – Voir autrement

En sortant de cette conférence, et en visitant l’exposition, je vous invite à regarder sans chercher à comprendre tout de suite.
Les estampes et photographies surréalistes ne racontent pas des histoires, elles évoquent, suggèrent, troublent.

Elles nous invitent à poser un autre regard sur le monde — plus libre, plus étrange, plus intérieur.

Je terminerai avec cette phrase de Magritte :
« Le surréalisme, c’est la mise en question du monde visible. »

Merci de votre attention, et bonne visite parmi les songes imprimés.

Thierry RAGOGNA – Artiste

Artiste résident Galerie 55 avec espace dédié dans la galerie

Thierry Ragogna

Artiste photographe et peintre

Né à Charleroi (Belgique) le 12 octobre 1972, d’origine italienne et portant le nom d’une ville transalpine, Thierry Ragogna incarne une double culture qui marque profondément son regard et sa sensibilité. Entre rigueur et impressibilité latine, ses œuvres oscillent entre structure et émotion, symbole et instinct.

Ses œuvres ont été présentées dans différents contextes :
🔸 Galeries : Voir & Être Vu, Heart2Gallery, Studio 33 (avec Alfredo Longo)
🔸 Salons et foires artistiques : notamment dans le nord de la France et au Luxembourg
🔸 Espaces culturels et alternatifs : restaurants, cafés, église, salons de coiffure ou encore parcours d’artistes — autant de lieux où ses images entrent en résonance avec le quotidien
🔸 Photographie ancienne : participation à des expositions collectives au sein du collectif Les Pictos à Rixensart, et avec le groupe Déclencheur, dédié à la passion photographique.

Chaque exposition est pour lui une rencontre : entre une œuvre, un espace et un regard.
Qu’il s’agisse d’une galerie ou d’un lieu du quotidien, l’essentiel demeure l’impact visuel et émotionnel, la manière dont l’image habite et transforme celui qui la regarde.

Son approche de l’image est avant tout humaniste et symbolique : il la conçoit comme un langage de dialogue entre le conscient et l’inconscient, entre le visible et l’invisible.

Son univers visuel s’exprime à travers la photographie, l’art numérique, la peinture expressive et la promptographie, autant de médiums lui permettant d’explorer les résonances émotionnelles et psychologiques de la forme et de la couleur.

Dans chacune de ses compositions, l’esthétique devient une écriture sensible : jeux d’analogies, équilibres chromatiques, tensions visuelles et symbolisme des formes.

Chez Thierry Ragogna, la création est à la fois analyse et poésie — un pont entre art et communication, où chaque image parle comme un mot, respire comme une émotion et relie l’imaginaire au réel.

📷 Pour découvrir son univers :
🌐 Site web | THIERRY RAGOGNA
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📸 Photos et vidéos Instagram

Contact

Galerie 55

L’art pour tous – Spécialiste de l’estampe

📍 Rue Darwin 55, 1050 Bruxelles
📞 +32 (0)492 40 04 66

ENTREE LIBRE du jeudi au dimanche de 14h à 19h et sur rendez-vous.

    Ils ont exposé dans la Galerie 55

    Nous sommes fiers d’avoir offert à des artistes contemporains de talent une plateforme pour se faire connaître ou d’avoir contribué au développement de leur reconnaissance sur le marché de l’art.

    C’est ainsi que de 2017 à 2023, nous avons exposé plus d’une trentaine d’artistes dont:

    Daniel Marteau, Elisabeth Cibot, Damien Ferré, Fabien Godfrinne, Jacques Rawsky, Sophie Legrand, José Mangano, Christiane Rückert, Dolores Bordon, Fredcot, Anne Carleer, Marion Hy, Axel Dumont, Chantal Sallustin.

    Galerie 55
    Œuvre originale en papier mâché de Daniel Marteau présentée lors de la première exposition de la galerie. Une version en Bronze se trouve au musée de la piscine à Roubaix

     

    Petit mobilier

    Les estampes constituent sans conteste l’ADN de la Galerie 55 , néanmoins on y trouve également des sièges de grands designers :
    Ludwig Mies van der Rohe, Karl Friedrich Forster, Philippe Starck, …. Mais aussi des petites tables et des créations modernes du design italien.

     

     

     

     

     

    Visiter la Galerie

    La règlementation des droits d’auteur ne permet pas de publier de très nombreuses œuvres possédées par la galerie mais soumises à cette réglementation.

    Une visite à la Galerie est donc indispensable pour découvrir la très vaste collection d’œuvres des Grands Maîtres du XXème siècle mise à la disposition des amateurs et collectionneurs par la Galerie 55.

    ENTREE LIBRE du jeudi au dimanche de 14h à 19h et sur rendez-vous.

     

    Estampes

    Qu’est-ce qu’une estampe ?

    Une estampe est une œuvre d’art originale obtenue par l’impression d’une matrice sur un support, le plus souvent du papier. Contrairement à une simple reproduction, chaque estampe est tirée sous le contrôle direct de l’artiste (ou selon ses indications précises) et fait partie d’une édition limitée et numérotée. L’artiste ne copie donc pas une œuvre existante : il crée une image pensée pour l’impression. L’estampe a longtemps été le principal moyen de diffusion de l’art, permettant aux artistes d’expérimenter de nouvelles techniques et de rendre leurs œuvres plus accessibles. Elle réunit à la fois le geste du créateur et le savoir-faire de l’imprimeur, dans un dialogue entre l’œil, la main et la matière.


    Les principales techniques d’estampe


    1. La gravure sur bois (xylographie)

    C’est la plus ancienne technique, apparue au XVe siècle. L’artiste grave son dessin à la surface d’une planche de bois, en retirant les parties qui ne doivent pas être imprimées. Les zones restées en relief reçoivent l’encre et sont ensuite pressées contre le papier. Le trait est souvent franc et expressif, avec des contrastes marqués entre noir et blanc. De grands maîtres comme Dürer, Munch ou Kirchner ont exploité la puissance brute de cette technique.

    2. L’eau-forte

    Inventée au XVIe siècle, l’eau-forte est une gravure en creux réalisée sur une plaque de métal (cuivre ou zinc). L’artiste recouvre la plaque d’un vernis protecteur, puis dessine à la pointe : le trait met le métal à nu. La plaque est ensuite plongée dans un bain d’acide qui mord le métal aux endroits dessinés. Après nettoyage, l’encre s’introduit dans ces creux et le papier, humidifié, en absorbe l’empreinte sous la presse. Le résultat est un trait libre, nerveux et spontané, très apprécié de Rembrandt, Goya, Picasso ou Chagall.

    3. La lithographie

    Inventée en 1796 par Aloys Senefelder, la lithographie repose sur un principe chimique simple : l’eau repousse la graisse. L’artiste dessine directement sur une pierre calcaire (ou sur une plaque d’aluminium) avec un crayon ou une encre grasse. Après traitement, la pierre est humidifiée : seules les zones grasses retiennent l’encre lors de l’impression. La lithographie offre une grande souplesse de dessin, proche de celle du pinceau ou du fusain, et permet des aplats subtils de couleur. Elle a séduit Toulouse-Lautrec, Matisse, Miró, Picasso et de nombreux artistes modernes.

    4. La sérigraphie

    Née au XXe siècle, la sérigraphie (ou impression au pochoir) utilise un écran de soie tendu sur un cadre. Certaines zones du tissu sont obstruées, d’autres laissent passer l’encre ; on dépose la couleur à l’aide d’une raclette. Chaque couleur nécessite un écran différent, ce qui permet des œuvres aux teintes franches et superposées. Très prisée par le Pop Art (Warhol, Lichtenstein, Haring…), la sérigraphie permet un graphisme éclatant, des aplats nets et une grande reproductibilité.

    5. L’héliogravure

    L’héliogravure est une technique photomécanique qui combine photographie et gravure. Une image photographique est transférée sur une plaque de cuivre recouverte d’une résine photosensible, puis mordue à l’acide. On obtient ainsi des nuances d’une finesse extrême, proches du rendu photographique, avec la profondeur et la texture propres à la gravure. Elle fut utilisée par Man Ray, Brassaï, ou Kertesz, et séduit encore aujourd’hui pour sa qualité d’impression incomparable.

    Estampe originale ou reproduction ?

    Une estampe originale est conçue dès l’origine pour être imprimée : chaque épreuve fait partie intégrante de l’œuvre. Elle est signée et numérotée par l’artiste, souvent accompagnée de mentions comme E.A. (épreuve d’artiste) ou H.C. (hors commerce). Une reproduction, en revanche, est une simple copie mécanique (offset, jet d’encre…) d’une œuvre déjà existante et n’a pas la même valeur artistique ni marchande.

    Conclusion

    Qu’elle soit gravée, dessinée, mordue ou imprimée, l’estampe est avant tout une œuvre de création : un dialogue entre le geste de l’artiste, la matière du support et la magie de l’impression. Elle allie technique, sensibilité et diffusion, offrant à chacun la possibilité de posséder une œuvre authentique à un prix abordable — fidèle à l’esprit de « l’art pour tous ».

    11-12-2025 : Pop Art

    Pop Art : quand la culture populaire devient icône

    Apparu dans les années 1950-1960, le pop art transforme la culture populaire, publicité, bande dessinée, cinéma, produits de consommation, en véritables symboles artistiques.
    En jouant sur les couleurs vives, les images familières et les détournements graphiques, il interroge notre rapport à la société de masse, oscillant entre fascination, critique et dérision.


    Exposition du 11 décembre 2025 au 18 janvier 2026

    Durant plus d’un mois, la galerie vous invite à explorer un univers où figures emblématiques, contrastes chromatiques et icônes contemporaines dialoguent librement avec notre époque.


    Conférence & vernissage
    Jeudi 11 décembre, de 18h30 à 21h00

    La soirée d’ouverture débutera par une conférence introductive retraçant :

    • les origines du pop art,
    • ses artistes majeurs,
    • ses intentions critiques,
    • et son influence sur la création contemporaine, y compris ses prolongements actuels dans l’image numérique et la promptographie.

    Les artistes exposés seront présents : une occasion privilégiée d’échanger avec eux sur leur démarche et leur vision.

    👉 Le contenu de la conférence sera disponible dans l’onglet “Conférence” du site en fin de soirée, le 11 décembre.


    À découvrir durant l’exposition

    Estampes de la collection permanente de la Galerie 55

    Avec des œuvres emblématiques de : Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol, Keith Haring, Roy Lichtenstein, Tom Wesselmann, David Hockney…

    Ces pièces témoignent de l’évolution du pop art, de sa fascination pour l’imagerie de masse et de sa capacité à élever l’ordinaire au rang d’icône visuelle.

    Pop ART Galerie 55 BXL

    Œuvres graphiques de Jean Pierre Bers (Bers Grandsinge)

    Graphiste, peintre et personnalité singulière de la scène artistique belge, Jean Pierre Bers, alias Bers Grandsinge, doit son nom d’artiste à Jean-Michel Basquiat, qu’il a rencontré à New York et qui le surnomma ainsi.
    Il a conservé ce nom en hommage à ces rencontres marquantes.

    Son travail, vibrant et incisif, mêle énergie urbaine, spontanéité du trait et dialogues constants avec la culture visuelle contemporaine.

    👉 Facebook : BERS GRANDSINGE
    👉 Instagram : BERS GRANDSINGE
    👉 Biographie : WIKI MONDE – BERS GRANDSINGE

    BERS Grandsinge Galerie 55

    Photographies, peintures et promptographies de Thierry Ragogna

    Pour cette exposition dédiée au pop art, Thierry Ragogna présente quatre œuvres qui revisitent les codes du mouvement en les reliant à des archétypes symboliques, à l’imaginaire contemporain et à une esthétique vibrante.

    Ces œuvres s’inscrivent dans une réflexion sur la puissance des images et sur la manière dont la promptographie, l’hybridation visuelle et la photographie contemporaine peuvent renouveler l’esprit pop.

    Thierry Ragogna - Galerie 55

    👉 Présentation : ARTISTE


    Pour des raisons liées aux droits d’auteur, nos œuvres ne peuvent pas être publiées individuellement ni en haute définition.
    Nous proposons donc uniquement un aperçu d’ensemble de l’exposition.

    Seules les œuvres d’artistes ayant donné leur accord peuvent être présentées de manière individuelle. Un copyright peut également être appliqué sur certaines photographies afin de respecter la propriété intellectuelle des auteurs et des artistes.